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CESSIONS DES CRÉANCES DOUTEUSES : QUEL AVENIR POUR LES BANQUES ?

07/08/2017 à 16h39

UN ENJEU MAJEUR

Mardi dernier, les ministres de l’union européenne ont établi un plan d’action pour accélérer la cession des prêts non performants. C’est un enjeu majeur car ces créances douteuses, en plombant le résultat des banques, entravent la capacité de financement de ces dernières, les rendant ainsi plus frileuses aux accords de crédits. D’après plusieurs estimations, la part des créances douteuses est supérieur à 5% en Europe, soit le triple des Etats-Unis.

LE DÉVELOPPEMENT D'UN SYSTÈME DÉJÀ EXISTANT

Le plan vise donc à développer le marché secondaire des NPL, qui existe déjà aujourd’hui mais à très faible ampleur : l’an passé, les cessions se sont limitées à 80 milliards d’euros soit moins de 8% de la totalité des crédits toxiques. Cependant, la solidarité européenne a des limites, en effet Angela Merkel refuse de subventionner l’assainissement des banques des pays moins vertueux (Grèce, Espagne, Italie…). Pour cause, la part de créances douteuses varie considérablement entre les pays de l’Europe. Par exemple, en Grèce et à Chypre, le taux de créance douteuse est de 47%, celui de l’Allemagne ou du Royaume-Uni est de moins de 3%. Les ministres ont donc décidé de fonctionner autrement en favorisant le développement de sociétés de gestion ad hoc. L’enjeu des banques est maintenant de savoir quelles décotes appliqueront ces sociétés lors du rachat des créances. Pour cela, un système d’évaluation des actifs sera mis en place d’ici à fin 2017 par les ministres de l’Union Européenne.

POUR QUELLES CONSÉQUENCES ?

Cet assainissement du bilan des banques permettrait de favoriser le financement de l’économie par les banques à travers un assouplissement des accords de prêts professionnels et immobiliers.

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